Ta "nacht und nebel" (NN)

Pyrène  H. Py 1976 Photo R. M.

Par une nuit numide, assise sur le tronc d'arbre moussu qui vous servait de banc, tu fus la berbère nomade de ta vie. À son apogée, tu regardas ton royaume. Nullement novice sur ce bois noueux, tu te dis en souriant tristement que les gens qui vivaient dans ce nid d'aigle devaient être heureux

Sans volets, les fenêtres nimbées d'or sous les lourds linteaux de châtaignier nervuraient les silhouettes de ceux que tu aimais.

La vérité toute nue: en plein drame nô, ton sac de nœuds te cherchait noise. Tapage nocturne de ton cœur dénoyauté. Nuées ardentes dévalant les flancs de ton nez. Nasillard et broyeur de noir, ton cœur, en noircissures aux débris plus vraiment nubiles, te torpillait ton bonheur.

Bientôt tu dirais naguère. Deux naissances, là... Un nanar ta vie. Il pouvait bien te narguer, toi, la naïve; la niña narrerait l'ineffable inépuisé, elle narrerait ce qu'il nierait. Ce serait ta victoire de Marius sur Jugurtha, ta Nuku'alofa sur Tonga-Tapu en tapinois, ta nana pure, na !

Musique:

Pour écouter la vidéo, couper le son de:

Lykke Li "Love ma like I'am not made of stone"

Je me demande si ma peinture est toujours dans la salle des fêtes de Brassac ? Je l'ai peinte en 1989, il me semble... Mon voisin Maurice (Le fils du Jésus) avait posé pour moi avec sa faux et ses champignons... On y voit le château de Foix, le Pont du Diable, Marcel et Anna sur fond d'Ariège, André le frère de Maurice un panier sur la tête, ma Perrine qui descend en courant le prés à gauche du paillet, une Bethmalaise avec sa fille. Et puis la buse. Dans la brume à gauche, on aperçoit Montségur. Cette acrylique sur bois fait trois mètres de long et m'a demandé quatre-vingt heures de travail. 

2019-03-25_501.jpg

Votre prochaine lecture: Muriel Cerf

Cliquer dans l'image